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Caleb Mentor


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La peinture contemporaine en Haïti de 1944 a 1950 et De Witt Peters.

 

            La peinture contemporaine haïtienne doit sa réputation internationale à un homme que peu de gens connaissent en dehors du petit monde étroit qui forme la communauté des arts plastiques en Haïti. Je tarde la a mentionner le nom ce pour donner aux lecteurs le temps de deviner de qui il s’agit. Si vous avez encore du mal a le faire, je vous refere au Centre D’Arts fonde le 10 avril 1944 sous le gouvernement Lescot. J’espère que maintenant votre mémoire vous a conduit a l’américain De Witt Peters auquel nous devons un hommage tout a fait particulier pour avoir contribue a faire ascendre la peinture haïtienne aux dimensions qu’ elle occupe aujourd’hui aux confins du monde des arts plastiques tant en Haïti qu’ a l’étranger. Avant 1944, les peintres haïtiens évoluaient de manière isolée. On a pu retracer  l’histoire de la peinture haïtienne depuis la période precolumbienne avec la civilisation taino jusqu’ aux efforts d’ Henri Christophe et du président Geffrard pour intégrer la peinture dans les activités culturelles de la nouvelle nation. Cependant, un seul homme a le crédit d’avoir mis Haïti sur la carte cultuelle du monde. Mais qui est cet homme ?

 

            De Witt Peters arriva en Haïti en Février 1943, membre d’un contingent d’enseignants envoyes du Département de la Sécurité Fédérale Américaine pour enseigner l’anglais aux Haïtiens. Il est ne le 18 février 1902 à Monterrey dans l’état de Californie, de père Charles Rollo Peters, également peintre lequel lui a inculque les premières notions de peinture. Il a,  par la suite, poursuivi ses études à l’Arts Students League de New York.

A Rome, il fut largement influence par Maurice Sterne (1878-1957), un peintre bien cote qui fut le premier américain expose au Muséum Of  Modern Arts. Puis, à Paris, on le voyait a cote du peintre Fernand Léger (1881-1955). Ce dernier est un peintre français qui a vécu  aux états Unis durant la seconde guerre mondiale. Il enseignât à Yale pendant un temps ;  puis retourna a Paris en 1945 ou il ouvra une académie de peinture.

 

            Un tel parcourt a largement aide les toiles de De Witt Peters a faire le tour des musées et galeries tant aux états –unis qu’en Europe. En 1935, il fut détenteur du prix Growinsheild à l’exposition annuelle de Stockbridge dans le Massachusetts. En été 1943, il s’engage, peu après son arrivée sur l’île, a faire briser l’isolement d’Haïti de l’hémisphère occidental par le biais de son art. Il avait comme seul boussole, motivation ou cheval de bataille le vieil adage qu’ << une nation se juge à l’extérieur par la qualité de son art>>. Ceci est très évident dans l’histoire du monde notamment lorsque nous considérons l’impacte historique de l’art dans les études de recherche de la civilisation de l’ancienne Egypte, de la culture des anciens habitants de la Mésopotamie ce qui est maintenant la Syrie et l’Iraq.

 

            Pour se faire, Peters démissionna son poste d’enseignant et entama des démarches agressives lesquelles l’ont conduites jusqu au président de la république Elie Lescot. Son Excellence, aussi ancien ambassadeur d’Haïti a Washington, avait vite épouse la proposition de Mr. Peters. Il ordonna a son secrétaire prive  de sécuriser le locale du 15 de la rue de la Révolution ou le Centre D’Arts de Port-au-Prince ouvrit ses portes quelque temps plus tard avec une grande exposition, le !4 Mai 1944.Le catalogue de cette exposition lisait en caractère gras :<<Première Exposition, Sous Le haut Patronage de son Excellence le Président de la République et de  l’Institut Haitiano-americain, du Centre d’Art : La Peinture Contemporaine En Haïti>>. Ce Dimanche 14 mai 1944, le président avait fait le déplacement pour assister aux festivités ; et Peters dans son discours de circonstance n’a pas rate l’occasion pour exprimer son enthousiasme :<< Il a des démarches, déclara t-il, qui dépassent le cadre des simples faits, Je classe volontiers, il continuât, dans cette catégorie l’appui moral que vous nous apportez aujourd’hui par votre présence a l’inauguration du Centre D’Arts de Port-au-Prince>>.Il poursuivit plus tard pour réitérer le but de son projet de regrouper les talents sous un même toit sans aucune distinction de classe, de couleur ou d’ éducation.

 

            En effet, dans les années qui suivirent la peinture haïtienne  aura connu un essor monumental avec l’éclosion des peintres populaires et a la subséquente  explosion du mouvement primitif. Philome Obin, Castera Bazile, Hector Hyppolite, Antonio Joseph, sont découverts et leur entrée fulgurante dans la production des arts plastiques a retenu l’attention des critiques. A ce sujet Alfred Metraux, en janvier 1947 écrivit :<< La confiance mise dans les talents inconnus par De Witt Peters a été plus que récompensée>>.En 1945, a La Havane, Cuba, les artistes haïtiens dits populaires (Philome Obin, René Vincent, Louverture Poisson, Luckner Lazare, Rigaud Benoît, Joseph Vincent) participèrent a leur première exposition a l’extérieur. Le flux international s’est poursuivi en Avril 1946 à la galerie Whyte de Washington avec des retombées exceptionnelles. En Juin de la même année, l’exposition s’est conduite à New York au British Art Center. Mais la prestation la plus remarquable des peintres primitifs de De Witt Peters s’est produite en décembre 1946 au Musée D’Art Moderne de Paris au cours d’une exposition d’art moderne réunissant plusieurs pays, sous le haut patronage de l’UNESCO. Les peintres haïtiens ont brille avec un art d’une originalité exceptionnelle avec laquelle la communauté européenne n’avait   pas jusqu’ici fait connaissance. C’était un succès instantané et sans précédent. Haïti allait par la suite devenir une référence de peinture ; et les peintres étrangers commencèrent à venir en Haïti dans le but de s’intégrer dans le mouvement comme a toujours été le cas a travers toute l’histoire de l’art dans le monde. De 1944 a 1950 la peinture haïtienne était tout bonnement dominée par le mouvement primitif et le Centre d’Art, sous la direction de De Witt Peters,  malgré les résistance et hésitation de l’aristocratie haïtienne. Malheureusement sous le poids de divergences internes et  l’inévitable évolution naturelle que doivent subir les mouvements artistiques, la rupture s’est finalement effectuée. Plusieurs peintres, dits avances, ont brise leur lien avec le centre pour fonder le Foyer des Arts Plastiques. Quelque temps plus tard  

Peters est retourne à New York ou il mourut en 1966.